UNIFOR 6001 - Communication du comité de négociation de Bell Bureau

Communication du comité de négociation de Bell Bureau

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2015-10-16

Bonjour à tous,


SVP prendre note de cette important communication du comité de négociation de Bell Bureau. Ceci ne concerne pas directement les employés de Jean Talon, seulement certains employés du campus de l'ile de soeurs. Nous croyons tout de même important de vous la partager. 








Consœurs, Confrères,

Hier, Bell Canada a avisé le Syndicat de son intention d’offrir des Plans de départ volontaires (PDV) dans l’organisation du Marché d’affaire sous Domenica Maccioccia (anciennement Donald Mackinnon). Cette offre vise les employées qui sont actuellement éligibles à la retraite ainsi que celles qui le deviendront d’ici le 31 décembre 2016. Bell Canada a déclaré que cette initiative avait pour but de sous-traiter les emplois laissés vacants par les départs. Bell Canada envisage donc d’utiliser la voie des PDV afin de contourner les protections de la convention collective qui empêchent la déclaration d’employées excédentaires afin de sous-traiter les emplois.

Il est important que vous sachiez que le Syndicat s’est fermement opposé à cette initiative. Soyons bien clair, le Syndicat ne s’oppose pas au principe général du PDV lorsque cette mesure permet d’éviter des mises à pied. Mais dans la situation actuelle, Bell Canada fait une offre empoisonnée à ses employées en provocant de l’attrition dans le but précis d’éliminer un nombre considérable d’emplois bien rémunérés à l’intérieur de la compagnie.

En 2003, dans un dossier similaire concernant nos confrères techniciens, le Conseil Canadien des Relations industrielles (CCRI) a reconnu que Bell Canada ne pouvait pas implanter un plan de départ volontaire à la retraite sans d’abord en avoir négocié les paramètres avec le syndicat puisque qu’un tel plan représente une modification aux conditions de travail. Nous avons donc avisé Bell de son obligation à négocier les paramètres d’un éventuel PDV. La Compagnie nous a plutôt opposé une fin de non-recevoir en soutenant que la décision du CCRI ne s’applique pas à l’accréditation du personnel de bureau et groupe connexe.

Bell Canada tient tellement à sous-traiter nos emplois, qu’elle achète vos départs en offrant un montant d’argent alléchant pour nos membres qui sont éligibles à la retraite. En considérant que l’unité d’accréditation du Personnel de bureau comptait plus de 12 000 membres en 2002 et que nous sommes moins de 6000 membres à l’heure actuelle, vous comprendrez qu’il nous est impossible de supporter une telle fronde contre nos emplois.

Unifor entend utiliser tous les recours légaux pour empêcher Bell Canada de procéder avec cette offre empoisonnée.

Nous vous aviserons des prochains développements. En toute Solidarité,

Votre équipe de négociation d’UNIFOR

15 octobre 2015

OC/cv Sepb-343